Guide tactique – De l’importance du hasard

ASL est un jeu de hasard. Au cours d’une partie chaque joueur lance plusieurs centaines de fois les dés.

C’est cette part de hasard qui rend les parties si interessantes et si vivantes. Le système est fait de telle manière que lorsque l’on jette les dés pour résoudre une action, le résultat obtenu va non seulement permettre cette résolution, mais va souvent créer des effets colatéraux sur la partie.

Un exemple

On pense souvent qu’obtenir un « snake eyes«   (un DR de 1,1) est extrémement positif, pourtant cela peut se révéler plus handicapant qu’autre chose. Imaginons un half squad allemand 2-4-7 pinned qui lors de la mouvement phase ennemie a tiré en first fire et en subsequent fire, il est marqué d’un pion final fire. L’adversaire, qui est joueur , décide d’envoyer un beau squad 7-4-7 adjacent à lui en open ground. Le HS allemand décide de risquer un Final Protective Fire pour éviter de se faire massacrer en close combat: il tire à 1 FP à -2 (2FP de base x2 pour adjacent, 1/2 pour area fire, 1/2 car pinned). Le DR est de 2. Super ! se dit le joueur, pourtant…

…il a fait un double, donc c’est un cowering (car le tir n’est pas dirigé par un leader), on passe donc de 1 FP à 0FP, donc pas de résultat. Comme il s’agit d’un protective fire, le DR vaut aussi comme un test de moral, un DR 2 à un MC cause un Battle hardening. Pour un HS de 1ere ligne allemand, il n’y a pas de DRM, mais le DR du HoB est 12, le HS se rend, le joueur allemand, ne se dit plus super! mais p..tain!.

Supposons qu’en plus la SAN US soit de 2, que le sniper check soit de 1 et que celui-ci frappe un hex où sont empilés un 9-2 et deux squads avec des HMG ou MMG, que la random selection désigne le leader, celui étant tué les squads doivent passer un 2MC, ils echouent et brisent, l’un d’eux se payant même le luxe de dépasser son ELR. Le joueur allemand s’arrache les cheveux et se mord les doigts d’avoir effectué ce FPF!

Pourtant… Si le DR avait été 3 au lieu de 2, il aurait causé un résultat K/1 sur le squad US, le demi-squad restant aurait été pinned ou broken sur un DR de 6 ou plus.

Cette situation peut paraitre tirée par les cheveux, les probabilités ne plaident pas  en faveur de la réalisation de tels evènements, « les dés n’ont pas de mémoire »dit-on et pourtant…

…pourtant si on interroge la plupart des joueurs, je suis sûr qu’ils ont tous eu affaire à une situation de ce type. Le nombre de jets de dés effectué dans une partie est si important et ceux-ci entrainent si souvent des réactions en chaine, que tout est possible.

Conclusion:

Même si une situation parait désespérée, il faut jouer le scenario jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à ce que les conditions de victoire soient ou remplies ou mathématiquement impossible à remplir. TOUT peux encore se produire dans une partie d’ASL.

Inversement, si la situation de l’adversaire semble désespérée, mieux vaut éviter de relâcher son attention, sinon on risque de perdre une partie que l’on croyait gagnée. TOUT peux encore se produire dans une partie d’ASL.

Seconde conclusion:

Puisque les jets de dés sont si fréquents et qu’ils provoquent des effets si chaotiques, le mieux est de ne pas s’en soucier. Ne pas entreprendre une action car sur un DR moyen de 7 (le résultat le plus probable avec deux dés) elle échouerait ne me semble pas une bonne façon de voir. Il faut tenter une action si la réussite de celle-ci apporte plus que ce que son echec peut coûter. Il faut aussi toujours réactualiser les données en fonction des résultats. La partie est menée par le joueur, pas par les dés.

En définitive, ce qui va apporter la victoire à un camp où un autre, ce sont les choix du joueur qui le dirige. Car en fait, ASL n’est pas un jeu de hasard, c’est un jeu de choix (donc un jeu tactique) provoquant des situations dénouées aléatoirement.

1 Réponse à “Guide tactique – De l’importance du hasard”


  • Jolie réflexion, et la dernière définition me paraît très juste. Je rajouterai qu’en tant que débutant j’avais souvent l’impression de me faire « malmener » par les dés alors que mes adversaires bénéficiaient d’une certaine « clémence ». Avec un peu de recul, on se rend vite compte que c’est une illusion: un joueur d’expérience sait peut-être mieux doser sa prise de risque, n’hésitant pas sur certains tirs pourris qui peuvent rapporter gros à risquer la SAN ennemie, alors qu’il pourra selon le contexte refuser des opportunités très alléchantes pour éviter un coup du sort (notamment quand il est en train de gagner).
    « It’s not what you roll but when you roll it ».

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